Réglementation & Expertise

Pourquoi choisir un pilote drone certifié DGAC pour votre projet ?

Kevin Grillot 1er mars 2026 7 min de lecture France
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Vous cherchez un prestataire pour réaliser des images aériennes de votre bien immobilier, de votre entreprise ou d'un événement ? Sur les plateformes de mise en relation, vous trouverez des offres à des tarifs très attractifs. Mais derrière ces prix bas se cache souvent une réalité préoccupante : des opérateurs non certifiés, volant sans autorisation et sans assurance professionnelle valide. En tant que pilote drone certifié DGAC basé à Lyon, je vous explique pourquoi la certification n'est pas un détail administratif mais une garantie fondamentale pour vous, votre projet et votre responsabilité.

La réglementation drone en France : une transformation majeure depuis 2021

Le cadre réglementaire applicable aux drones civils en France a connu une révolution avec l'entrée en vigueur des règlements européens EU 2019/947 et EU 2019/945 le 1er janvier 2021. Ces textes ont harmonisé les règles à l'échelle de l'Union européenne et introduit une classification des opérations en trois catégories selon le niveau de risque :

Pour la quasi-totalité des missions professionnelles — vidéo immobilière en milieu urbain, inspection de bâtiments, événements avec public — c'est la catégorie Spécifique qui s'applique. Elle impose des qualifications formelles au télépilote que la simple possession d'un drone grand public ne confère pas.

Les scénarios nationaux : ce qu'ils permettent et ce qu'ils exigent

La France a défini des scénarios nationaux standardisés qui permettent aux opérateurs professionnels de voler dans la catégorie Spécifique sans devoir déposer une autorisation individuelle pour chaque vol, à condition de respecter scrupuleusement les conditions fixées :

STS-01 (ex-S-1)

Vol en vue directe du pilote, hors zone peuplée. Altitude max 120 m. Drone de classe C5 maximum. Formation théorique et pratique DGAC obligatoire.

STS-02 (ex-S-2)

Vol en vue directe en zone peuplée — ville, agglomération, rassemblement de personnes. Contraintes renforcées : drone classe C5, distances de sécurité, balisage. Formation DGAC et déclaration obligatoires.

Autorisation spécifique

Pour les vols hors scénarios (au-delà de 120 m, hors vue, zones réglementées) : dossier CERFA déposé à la DGAC avec analyse de risque SORA. Délai de traitement : 1 à 6 semaines.

L'obtention des qualifications pour voler en STS-01 et STS-02 nécessite de réussir une formation théorique (module en ligne DGAC + QCM certifié) et une formation pratique validée par un instructeur agréé. Ces qualifications sont enregistrées dans la base AlphaTango de la DGAC et renouvelables périodiquement.

Les risques concrets de faire appel à un opérateur non certifié

Confier votre projet à un opérateur non certifié n'est pas seulement illégal : c'est une prise de risque juridique et financière dont vous, en tant que donneur d'ordre, pouvez porter une part de responsabilité.

Sanctions pénales et administratives

Voler sans les qualifications requises constitue une infraction au Code de l'aviation civile. Les sanctions prévues peuvent atteindre jusqu'à 75 000 € d'amende et 1 an d'emprisonnement pour les cas les plus graves (mise en danger d'autrui, vol en espace réglementé sans autorisation). Les forces de l'ordre et la DGAC effectuent des contrôles réguliers, notamment lors des événements publics ou dans les zones sensibles.

Assurance invalidée

C'est peut-être le risque le plus sous-estimé. Une assurance drone souscrite sans mention de l'activité professionnelle, ou utilisée pour des vols hors du cadre légal, n'offre aucune couverture en cas d'accident. Si le drone d'un opérateur non certifié blesse une personne, endommage un bien ou perturbe d'autres aéronefs, c'est le donneur d'ordre — vous — qui peut se trouver exposé à des poursuites civiles pour avoir contribué à l'infraction en la commanditant.

Données inexploitables

Des images aériennes réalisées illégalement peuvent être contestées dans un cadre professionnel ou juridique (expertise d'assurance, transaction immobilière, contentieux). Leur valeur probatoire est nulle si elles ont été collectées sans autorisation valide.

L'assurance RC Pro : ce que doit avoir votre prestataire drone

La loi impose à tout opérateur de drone professionnel de disposer d'une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) spécifique aux activités de télépilotage. Cette assurance doit couvrir :

Une assurance habitation classique ou une garantie « loisirs » incluse dans un contrat multirisques ne remplace en aucun cas une RC Pro professionnelle drone. N'hésitez pas à demander à votre prestataire une attestation d'assurance RC Pro avant toute intervention — un professionnel sérieux la fournira sans hésitation.

Comment vérifier la certification d'un pilote drone ? Rendez-vous sur alphatango.aviation-civile.gouv.fr, le portail officiel de la DGAC. Vous pouvez y rechercher un opérateur par son numéro d'enregistrement et vérifier la validité de ses qualifications et déclarations d'activité.

Comment vérifier les qualifications d'un pilote drone professionnel

Avant de signer un devis, voici les documents qu'un télépilote professionnel sérieux doit être en mesure de vous fournir sans délai :

  1. Numéro d'enregistrement DGAC de l'opérateur (personne morale ou physique) sur AlphaTango
  2. Attestation de qualification pour les scénarios STS-01 et/ou STS-02 (ou certification équivalente)
  3. Attestation d'assurance RC Pro en cours de validité, mentionnant explicitement les activités de télépilotage professionnel
  4. Manuel d'activités particulières (MAP) ou documentation opérationnelle pour les vols en catégorie Spécifique
  5. Le cas échéant, l'autorisation DGAC spécifique pour les vols dans des zones réglementées ou selon des procédures particulières

Si un prestataire hésite à fournir ces documents, considérez-le comme un signal d'alarme sérieux.

Kevin Grillot — KaptureDrone : les certifications et l'expérience

Basé à Lyon et intervenant sur l'ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon, Ain, Jura, Savoie), je suis télépilote professionnel certifié DGAC depuis plusieurs années. Mon profil regroupe :

Pour chaque mission, je fournis en amont un brief opérationnel complet mentionnant les autorisations obtenues, les mesures de sécurité déployées et le protocole d'urgence. Cette rigueur n'est pas un formalisme : c'est la condition sine qua non d'une prestation professionnelle, légale et assurée.

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FAQ — Vos questions sur la réglementation drone

Un drone de moins de 250 g est-il entièrement libre de vol ?

Non. Si les drones de moins de 250 g bénéficient d'obligations allégées en catégorie Ouverte, ils restent soumis aux restrictions d'espace aérien (zones interdites, CTR aéroportuaires, zones militaires) et à l'interdiction de vol au-dessus de rassemblements de personnes. Pour un usage professionnel, même avec un mini-drone, une déclaration d'activité et une RC Pro restent nécessaires.

Peut-on filmer des personnes avec un drone ?

La captation d'images de personnes identifiables depuis un drone est encadrée à la fois par la réglementation aérienne (distances de sécurité) et par le RGPD (droit à l'image). En pratique, filmer une foule lors d'un événement est possible sous conditions (autorisation du propriétaire du lieu, information du public, respect des distances), mais cibler des individus sans leur consentement est interdit.

Faut-il une autorisation pour filmer un bâtiment privé ?

Le survol d'une propriété privée n'est pas interdit en soi par la réglementation aérienne, mais il doit respecter les distances de sécurité par rapport aux personnes et aux structures. En revanche, l'utilisation commerciale d'images d'un bâtiment identifiable peut nécessiter l'accord du propriétaire. Il est toujours recommandé de l'informer et d'obtenir son consentement écrit pour éviter tout litige.

Combien de temps faut-il pour obtenir une autorisation DGAC ?

Pour les vols relevant des scénarios STS-01 et STS-02 avec un opérateur qualifié, aucune autorisation préalable n'est nécessaire mission par mission — il suffit de respecter le cadre défini. Pour les vols nécessitant une autorisation spécifique (zones réglementées, vols hors vue, au-dessus de 120 m), le délai de traitement par la DGAC est généralement de 2 à 6 semaines selon la complexité. Il est donc essentiel d'anticiper.

La certification DGAC est-elle permanente ?

Non. Les qualifications DGAC sont soumises à renouvellement périodique. Les opérateurs doivent maintenir leurs compétences à jour, passer des formations de recyclage et s'assurer que leur enregistrement AlphaTango reste actif. C'est une garantie supplémentaire que les professionnels certifiés exercent dans un cadre de compétences continuellement évalué.

La certification DGAC n'est donc pas un simple tampon administratif : c'est l'assurance que votre prestataire maîtrise la réglementation, vole en sécurité, est couvert par une assurance valide et engage sa responsabilité professionnelle sur chaque mission. Pour vos projets à Lyon, dans l'Ain ou le Jura, faites le choix de la sérénité en travaillant avec un télépilote professionnel certifié.

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